Réalisations en cours
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Réhabilitation du Parc Floral -

mai 2009

LOCALISATION Fort de France
MAITRE D’OUVRAGE Ville de Fort de France
MANDATAIRE SEMAFF
MAITRES D’OEUVRE Phase 1 (bât. F) : Olivier DUBOSQ
Phase 3 (bât. E & kiosque) : AZ Architecture
MONTANT BILAN AU 31-12- 2006 5 475 791 Euros TTC
FINANCEMENT VILLE / ANRU / FEDER/REGION

CONTEXTE
Aujourd’hui le Parc Floral est un lieu d’activités multiples ; on y trouve le SERMAC, des espaces de muséologie, l’antenne Martinique du Conservatoire de Botanique, le Service des espaces verts de la Ville, et des activités diverses.

Compte tenu de la dégradation de certains bâtiments, et de leurs vétustés, la Ville de Fort de France souhaite aujourd’hui entreprendre la recomposition du parc en redéfinissant les activités en vue de leur homogénéité, tout en redonnant au parc sa fonction première de parc urbain.

Aussi il est envisagé d’y installer le Muséum d’histoire naturelle. La thématique retenue pour ce projet se fonde sur une approche du milieu naturel caraïbe (terrestre et marin) et concerne les domaines géologiques, botaniques et zoologiques. Le parc fera partie intégrante du Muséum. Véritable jardin botanique il sera conçu comme un espace pédagogique représentant certaines diversités de la flore caribéenne.

Les activités du SERMAC seront maintenues sur site. Les espaces seront réorganisés et aménagés au regard de leurs fonctionnements et spécificités.

OBJECTIFS
Les objectifs visés permettront :
- d’assurer la conservation du patrimoine
- d’être le support et le lien entre les développements socio-éducatifs et culturels
- d’être un outil de développement économique
- d’être un outil structurant pour une ville qui évolue.

DESCRIPTIF

Le programme général d’aménagement comprend notamment :
- La mise en valeur et réhabilitations des bâtiments E, F et du Kiosque, compte tenu de leurs qualités architecturales respectives ;
- Le réaménagement des espaces internes au regard des besoins et des contraintes liées au fonctionnement des activités.
- La réalisation d’une aile bâtiment, refermant la cour carrée du bâtiment F en U, et permettant d’absorber le manque d’espace pour les activités liées aux activités du SERMAC ; Cette nouvelle aile de bâtiment aura une surface au sol de 150 m², et sera dotée d’un étage.
- La réalisation d’un bâtiment neuf pour la création du Muséum d’histoire naturelle qui aura une surface utile de 1000 m².
- L’aménagements des abords de bâtiments : circulations, éclairages, traitement paysager,…
- L’aménagement du parc paysager botanique.

Le projet de réhabilitation est décomposé en 3 phases principales :
Phase 1 : La réhabilitation du bâtiment F et de l’allée des Tamariniers en cours de livraison ;
Phase 2 : Le réaménagement des parcs et jardins, ainsi que la Place José Marty et le marché.
Phase 3 : La réhabilitation du bâtiment E.

Phase 1 : La réhabilitation – extension de l’existant

▪ La réhabilitation du bâtiment F
La réhabilitation projetée prévoit de reconstituer fidèlement les éléments architecturaux essentiels en rétablissant leur lisibilité. Elle prévoit néanmoins un certain nombre d’adaptations aux besoins contemporains (sécurité, confort thermique, acoustique….) et au nouveau plan général de composition du parc.
Ce bâtiment F est destiné à recevoir les activités du département musique du SERMAC et il reste envisagé en phase 2 qu’il soit étendu avec une aile Nord contemporaine pour correspondre au plan général de composition retenu au diagnostic.

La première intervention consiste à créer des circulations verticales conformes aux règles incendie, permettant l’accessibilité et tenant compte de la future extension de l’aile Nord.
A cet effet une nouvelle cage d’escalier est construite en articulation avec la future aile Nord et est accompagnée d’un ascenseur situé dans une cage de verre formant un signal lumineux et un support d’information culturelle visible du Grand Carbet et des Terres Sainville. Le rez de chaussée est traversant nord/sud et seulement fermé lorsque nécessaire par des volets roulants électriques perforés.
Le second escalier est situé en vis-à-vis dans l’emprise du bâtiment existant et s’adosse à une façade en creux par rapport à l’ossature verticale bois. Ainsi un espace toute hauteur est dédié en façade sud à l’accrochage de bannières annonçant manifestations et spectacles côté ville à partir d’une grand trottoir crée sur la rue X. Orville.

Les distributions d’ateliers et salles de cours sont alors organisées côté patio, en ventilation naturelle ce qui limite les circulations et les rend attractives.

Les ateliers et salles de cours sont conçus comme de véritables salles de musique isolées et cloisonnées acoustiquement ce qui implique qu’elles soient climatisées, même si l’abondance d’ouvertures permet à l’occasion de travailler en ventilation naturelle.

Les menuiseries de façades entièrement refaites correspondent fidèlement aux percements d’origines et à la thématique des persiennes bois existant sur le bâtiment d’origine. Toutefois on y a introduit une variation contemporaine consistant à réaliser des fenêtres ou portes fenêtres vitrées protégées par des volets persiennés qui jouent à la fois le rôle de protection solaire et de protection contre l’effraction. Sur la nouvelle cage d’escalier nord la même thématique de menuiseries persiennées est utilisée tandis que la façade ouest est fermée de clins et menuiseries en attente d’être raccordée sur l’extension du bâtiment.

Les façades sont reconstituées fidèlement avec leurs bardages en clins bois de dimensions différentes mis en œuvre avec un effet d’encadrement des baies pour leur donner un peu plus d’ « épaisseur » et de lisibilité.

La toiture est refaite à l’identique hormis pour une amélioration consistant sur l’aile sud à créer de grands débords protecteurs sur consoles à l’image de ce qui était déjà réalisé sur l’aile Est du bâtiment E.

On intègre ainsi les contraintes fonctionnelles contemporaines et une démarche architecturale permettant de « revisiter » certains aspects du vocabulaire tout en restant fidèle au bâtiment d’origine qui, lui, était un hôpital militaire.

▪ L’allée des Tamariniers
Il s’agit en phase 1 de réaliser la première partie de réhabilitation du parc telle qu’elle doit s’intégrer au projet général arrêté en phase diagnostic et cela consiste donc à :
-  Doubler l’allée des tamariniers sous la forme d’un mail d’une centaine de mètres ce qui permet de ménager progressivement les phases de remplacement des tamariniers malades.
-  Ouvrir visuellement le parc sur la ville en remplaçant le grand mur opaque situé à l’Est sur la rue X. Orville par une belle grille de parc dont le tracé parallèle à l’allée des tamariniers permet de dégager un grand trottoir qui conduit à une nouvelle entrée au droit du bâtiment F.
-  Engager partiellement la rénovation de l’accès sur la place José Marti en démolissant les annexes parasites des pavillons d’entrée et en réalisant un nouveau portail sur le même dessin que la grande grille.

▪ La réalisation du parking nord
Le projet en phase 1 intègre la réalisation du parking nord de 115 places avec son entrée rue Pierre et Marie Curie sur des parties du site actuellement délaissées.
Cet accès fonctionnel permet dès maintenant un usage quotidien excluant les véhicules des abords des bâtiments (sauf véhicules de services et de secours) ce qui anticipe sur la future « allée des arts » piétonne de la composition générale.

AVANCEMENT DECEMBRE 2008
• Décembre 2007 : Pose de la clôture de chantier et première démolitions. Fin de la phase préparation de chantier.
• Janvier 2008 : début des travaux sur le bâtiment F et l’allée des Tamariniers
• Juillet 2008 : Fin des travaux sur l’allée des Tamariniers
• Octobre 2008 : Livraison du bâtiment F et du parking Nord du grand Carbet.

PHASAGE DES TRAVAUX
Compte tenu de la programmation des fonds européens, l’opération a été scindée sur deux phases :
La première phase du DOCUP 2000-2006 : réalisation de l’ensemble des études et d’une première tranche de travaux avec un budget opérationnel de 3 250 000 Euros HT. Durant cette phase le coût définitif des travaux sera défini.
Démarrage de la première tranche de travaux : Décembre 2007

PLAN DE FINANCEMENT
Compte tenu de la durée des travaux, de l’impératif de consommation des crédits FEDER avant octobre 2008, il a été proposé aux membres du conseil de scinder en deux le plan de financement et de répartir la masse globale des l’opération sur deux programmations en ce qui concerne le FEDER, et donc deux phases distinctes :
- La phase 1 qui comprend la réalisation des études et une première tranche de travaux de réhabilitation des bâtiments.
- La phase 2 qui comprennent la deuxième tranche de travaux de réhabilitation des bâtiments et l’aménagement paysager du parc.
A été présenté aux membres du conseil en séance du 12 avril 2006 :
- un plan de financement global de l’opération sur 6 500 000 d’Euros HT
- un plan de financement basé sur l’axe 12-4 du DOCUP « Politiques Urbaines » sur lequel le montant de la première tranche de l’opération a été arrêté à 3 250 000 Euros HT.

PLAN DE FINANCEMENT PREVISIONNEL DU PROJET GLOBAL :

Taux
FONDS EUROPEEN 31 % 2 015 000 € HT
ANRU 20 % 1 300 000 € HT
Ville de Fort de France 27 % 1 755 000 € HT
REGION 22 % 1 430 000 € HT
TOTAL 6 500 000 € HT


PLAN DE FINANCEMENT PREVISIONNEL DU PROJET PHASE 1 PRESENTE SUR LE DOCUP 2000-2006 :

Taux
FONDS EUROPEEN 31 % 1 007 500 € HT
ANRU 20 % 650 000 € HT
Ville de Fort de France 27 % 877 500 € HT
REGION 22 % 715 000 € HT
TOTAL 3 250 000 € HT


LE PLAN DE FINANCEMENT PREVISIONNEL DU PROJET PHASE 2 SERA PRESENTE SUR LE PROCHAIN DOCUMENT DE PROGRAMMATION 2007- 2013

- Le dossier de demande subvention FEDER a été déposé auprès des services instructeur le 13 octobre ;
- Le dossier de demande de subvention a été déposé auprès de la Région le 23 juin 2006 . Il concerne la phase 1 du projet.

PLANNING

-  Mai 2007 : remise du DCE

-  Mai 2007 : lancement de l’appel d’offre du marché travaux

-  Novembre 2007 : notification des marchés

-  Décembre 2007 : début des travaux

-  Octobre 2008 : fin de la première phase de travaux relative au DOCUP 2000-2006